jean-Luc BAUDISSON
Ça se passe dans un village qui vit du tourisme, sauf qu'à cause de la crise il n'y a plus de
touristes. Tout le monde emprunte à tout le monde pour survivre.
Plusieurs mois passent, misérables. Arrive enfin un touriste qui prend une chambre dans le seul hôtel du village. Il la paie avec un billet de 100€.
Le touriste n'est pas sitôt monté à sa chambre que l'hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent euros. Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui l'approvisionne en viande.
Le paysan, à son tour, se dépêche d'aller payer sa dette à la pute à laquelle il doit quelques passes.
La pute boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure.
Comme elle dépose le billet de 100€ sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus, ramasse son billet et disparaît.
Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N'empêche que plus personne dans le village n'a de dettes. N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de résoudre(*) la crise mondiale?
Plusieurs mois passent, misérables. Arrive enfin un touriste qui prend une chambre dans le seul hôtel du village. Il la paie avec un billet de 100€.
Le touriste n'est pas sitôt monté à sa chambre que l'hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent euros. Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui l'approvisionne en viande.
Le paysan, à son tour, se dépêche d'aller payer sa dette à la pute à laquelle il doit quelques passes.
La pute boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure.
Comme elle dépose le billet de 100€ sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus, ramasse son billet et disparaît.
Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N'empêche que plus personne dans le village n'a de dettes. N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de résoudre(*) la crise mondiale?
A méditer
Dim 14 jun 2009
1 commentaire
Je médite, je médite ... Et plus je médite, plus je me dit que l'affaire est faussée parce que si un seul des habitants de ce tranquille village n'était pas endetté et se contentait de conserver les 100 euros qui venaient de lui être remboursés (genre un banquier !!!) tout le système de levée de dette se casse la figure ... Et je crois bien que c'est justement ce type de fonctionnement qui nous a conduit à un système économique qui hypothèque l'existence de tant d'entres nous ...
Pascale - le 14/06/2009 à 20h11