Partager l'article ! Bras, Cérémonie des Vœux 2011 : « Mensonges et vanités »: Lors de la cérémonie des vœux, après un couplet sur la solidarité, et di ...
Lors de la cérémonie des vœux, après un couplet sur la solidarité, et divers exposés sur lesquels je reviendrai, Madame le Maire a cru bon de faire deux citations sur la calomnie… Je me suis donc documenté et voici ce que j’ai trouvé à ce sujet :
« CALOMNIE, substantif féminin (serait-ce un signe ?)
Accusation mensongère portée sciemment contre quelqu'un pour jeter sur lui le discrédit. »
Elle parlait sans nul doute de mes articles… La question à se poser est :
- Qui ment ?
Voici quelques éléments de réflexion.
Le cas de la Pharmacie:
- J’ai depuis longtemps, le sentiment que l’on nous ment! Raisonnons simplement… Un pharmacien est un agent économique privé qui doit installer à ses frais une officine. Il l’amortit ensuite en vendant des médicaments et de la parapharmacie. Or qu’on le déplore ou non, Bras est devenu un village dortoir dont une grande partie de la population se trouve aux heures ouvrables à proximité des grandes pharmacies dans leur commune d’emploi.
- En tous cas si on ne ment pas aux brassois, c’est au pharmacien qui pense trouver à Bras une énoooorme clientèle que l’on ment.
Le cas du distributeur de billets :
- Je ne crois pas qu’une pétition puisse faire changer d’avis un établissement bancaire, même s’il est issu d’une ancienne entreprise nationale. Par contre la promesse de mise à disposition d’un local municipal pouvant accueillir l’appareil aux accès sécurisés pour l’approvisionnement en billets est surement de nature à convaincre l’un d’eux… C’est par là qu’il fallait commencer, une pétition destinée à conforter un projet municipal aurait alors eu plus de chances d’aboutir auprès d’un établissement plus ou moins privé.
Le cas du cinéma :
- « On a équipé le cinéma d’un équipement de projection numérique utilisé par les associations et les écoles… »
- A ma connaissance, Arrimage a effectué deux projections. Lors de celle sur les tanneries de Barjols, malgré la présence d’un technicien chevronné (peut-être même un ingénieur), il a été impossible de projeter l’un des deux films !
- Quand à la PS3 installée au cinéma, elle est bien équipé d’un lecteur Blue-Ray, mais il s’agit avant tout d’une console de jeu !
« La PlayStation 3 : (abrégé en PS3)
C’est une console de jeux vidéo de septième génération commercialisée par Sony. Elle est sortie le 11 novembre 2006 au Japon, le 17 novembre 2006 en Amérique du Nord et le 23 mars 2007 en Europe et succède à la PlayStation 2 et concurrence la Wii et la Xbox 360. » (Encyclopédie Wikipedia)
- Enfin, un mensonge par omission : Voilà un projet qui n’a pas été présenté, et dont on tait le coût !
Le cas de Marc le Cantonnier
- Marco est un diminutif condescendant qui n’aurait pas du être employé en public.
- Marc, lui, jamais ne médit et parle aux brassois qui veulent bien l’écouter de lui, de sa famille de ses inquiétudes. Et en cette fin d’année, il était attristé par les ennuis de santé d’un membre de sa famille et par la crainte de perdre son emploi, et pas du tout, parce que des administrés se sont émus de cette perspective et l’on défendu. Par contre, le pauvre a du se faire copieusement enguirlander, car pendant un temps, il ne parlait plus à personne.
Le cas des bases d’imposition
- «… depuis 1976 les bases n’ont pas été révisées, les municipalités précédentes n’ont rien fait, il nous faut maintenant rattraper plus de 30 ans d’inaction ! »
- Au début des années 1990, la commission communale des Impôts dirigée par Simone Raynaud 2ème adjointe de Jacques Kieffer, a recensé exhaustivement les biens dont la base d’imposition n’était pas en phase avec leur valeur locative. La révision générale qui devait suivre n’a jamais été appliquée par les différents gouvernements pour cause d’échéances électorales successives.
- Quand la commune de Bras manquait de ressources pour faire face aux emprunts de l‘école, les services du cadastre, n’ont jamais voulu appliquer le travail de cette commission. Impossible donc d’augmenter les impôts sans taxer lourdement les constructions nouvelles ou les réhabilitations avec permis de construire qui seules avaient vu leurs bases réévaluées par les différentes commissions.
- Voici quelques informations sur le sujet, glanées sur Internet :
· « En 2010, le gouvernement va s’attaquer à la réforme des bases locatives pour mettre fin à des années d'injustice. … La dernière révision de ces bases remonte à 1970, et nombre de biens ont actuellement une valeur administrative déconnectée de leur valeur réelle sur le marché.
Devant l’injustice fiscale née du retard pris en matière de révision des bases locatives, le gouvernement entend avancer prudemment, pour que la concertation préliminaire démine un dossier devenu explosif du fait de l’inaction des gouvernements successifs.
Article de Patrick LEMOINE, paru dans La Croix, le 28 décembre 2009
· La valeur locative correspond au loyer théorique annuel qu’un propriétaire pourrait tirer de son bien immobilier (bâti ou non bâti) s’il était loué dans des conditions normales. Elle est déterminée à partir des conditions du marché locatif de 1970 pour les propriétés bâties. …Cette révision, qui avait été décidée par la loi du 2 février 1968, nécessita l’exploitation de 24 millions de déclarations et dura 4 ans (1970 à 1973). La loi du 18 juillet 1974 avait prévu une révision générale tous les six ans de façon à tenir compte de l’évolution des loyers. Mais, en définitive, aucune révision n’a abouti.
Sources : Art 1496 III – 1 et 1516 du Code général des impôts, Loi n° 90-669 du 30 juillet 1990 portant révision générale des évaluations cadastrales.
· Le premier mécanisme [de révision] consiste dans les mises à jour annuelles liées aux changements de consistance ou d’affectation des propriétés (agrandissement, réhabilitation, local jusqu’alors dédié à l’habitation et devenant à usage commercial…) ;
Le deuxième consiste dans une actualisation triennale. En pratique, une seule actualisation a été effectuée… dans les rôles d’imposition de 1980 ;
http://www.journaldesmaires.com/UserFiles/File/fiches/rep_2008/rep_07/053-054.pdf
· …De même la terre et les immeubles ne sont plus la première et principale richesse, comme c'était le cas à la fin du XVIIIème siècle. Garder ces biens comme éléments de taxation pour alimenter les budgets locaux nécessiterait au moins que le calcul de la contribution soit effectué à partir de la valeur réelle des biens. Nous en sommes très loin…
http://www.france.attac.org/spip.php?article659
Alors dois-je cesser de « calomnier » l’équipe municipale ? J’hésite à chaque fois… Mais, est-ce vanité, de croire que le banc de la place Notre-Dame ne serait pas réapparu ou qu’aucun effort pour sauver le contrat de Marc, n’aurait été fait sans mes articles sur ces sujets.
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