C'est de la pluie dans la sacristie constatée par Lucienne Magnoni en septembre 2000 qui a déclenché l'affaire. Or, juste après la Tempête de 1999, les bureaux spécialisés étaient débordés. Ils ont donc fait une pré étude en urgence et ont conclu à la fermeture au public.

2001 : Il a ensuite fallu attendre un an pour qu’ils puissent s'occuper de l'édifice, les dégâts de la tempête de 1999 devant être expertisés en priorité pour chiffrer les dommages à rembourser par les assureurs.

2002 : Ensuite, une fois connue l’étendue des travaux à réaliser et une l'enveloppe financière nécessaire, il a fallu trouver les financements et les étaler sur plusieurs années pour ne pas coincer la commune pour d'autres réalisation, chemins, école,etc...

2003 : Vu l'ampleur du marché, il y a eu une première consultation pour choisir le maître d'oeuvre. Cet ancien architecte des bâtiments de France, a du préparer les dossiers d'appels d'offre, pour chacune des tranches. Sûrement spécialiste des édifices religieux (c'est le même qui a coordonné la rénovation de la chapelle templière), il est moins à l’aise en marchés Publics (il faut dire qu'à cette époque, le code des marchés changeait 2 fois par an!).

2004 Lancement du marché de 3 tranches et démarrage de la première tranche : le cœur et la moitié de la nef et… découverte de l'amiante...la première tranche a pu se dérouler normalement avec une petite plus-value due à l'amiante.

2005 : Fin de la première tranche et affermissement de la deuxième tranche, on fait alors une nouvelle découverte, les nervures de la voûte de la partie près de l’entrée, ne sont pas en pierres mais en maçonnerie… Il a fallu prévoir une nouvelle plus-value pour consolider cette partie.

2006 : Visiblement, la fin de la couverture  et les travaux de réfection intérieure ont été menés de concert. Pour gagner du temps, un chef de chantier renonçait quelquefois à couvrir le chantier en fin de journée. Ce qui devait arriver arriva, et un gros orage, a détrempé les matériaux, disposés pour charger les voûtes. L’écoulement de cette humidité a duré des mois, réduisant à néant les peintures et enduits neufs de cette partie de la Nef.

Une retenue de garantie a été effectuée, sur les paiements à l’entreprise en attendant que les experts des assurances (décennales) aient rendu leurs conclusions, ou en attendant un hypothétique procès, en cas de désaccord.

La troisième tranche a donc été différée d’un an en attendant la résolution de cette affaire. Pour éviter que le bâtiment ne se dégrade davantage pendant la procédure on a fait effectuer un bâchage de la partie la plus abîmée.

2007 : Comme on s’était aperçu qu’un certain nombre de postes avaient été oubliés… on a profité de la procédure en cours pour annuler la 3ème tranche et relancer un marché plus complet.  La commission appel d’offre, après analyse du maître d’œuvre,  en appliquant les critères définis dans la procédure a retenu 3 entreprises (lots gros œuvre, lot électricité et lot vitraux) en Octobre. On a présenté cela au Conseil Municipal qui a donné son accord, puis on a notifié  aux entreprises non retenues. Comme le veut la loi, quinze jours après on a notifié l’accord aux entreprises retenues.

Sur tout grand chantier, il y a une commission de chantier hebdomadaire. Tout les membres de la commission travaux y son invités, les entreprises,  l’architecte maître d’œuvre et le bureau  de Contrôle  y participent. Depuis le départ d’Henri Simian, j’ai repris le dossier église. A la première réunion de lancement de  la 3ème tranche, on s’est aperçu, que :

·        L’entreprise d’électricité, qui était première selon les critères du marché, n’était pas représentée,

·        Que l’entreprise chargée du gros œuvre devait déposer un plan de retrait des PST en amiante auprès de la sécu avant de commencer les travaux.

Dans les semaines suivantes on a appris :

·        Que le maître d’œuvre n’avait cru nécessaire de faire réaliser le diagnostic amiante indispensable pour faire approuver le plan de retrait.

·        Que l’entreprise d’électricité était injoignable.

·        Que le cahier des charges du lot électrique, ne détaillait pas suffisamment la qualité des appareillages et la façon de les intégrer dans l’architecture du bâtiment.

Donc :

·        Le Bureau Veritas a été chargé d’établir le diagnostic Amiante

·        L’architecte maître d’œuvre a été sommé, à ses frais, de faire réalisé par un Bureau d’étude spécialisé, un descriptif des travaux électriques conforme à nos attentes. Et de préparer un nouvel appel d’offre pour 2008.


                                                                                                 Jean-Luc BAUDISSON


Publié dans : Bras - Par Jean-Luc BAUDISSON
Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 11:03
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