PARTIT OCCITAN-REGION PROVENCE
Fédération du VAR
BP2- 83870 SIGNES
BP2- 84400 GARGAS
LePorte-Parole
Gérard Tautil
Tel. 06 84 22 64 17 COMMUNIQUE 30-09- 2009
PARIS a décidé !
La LGV-PACA passera quels qu’en soient les nuisances et le coût ?
« En décidant de choisir le tracé Métropoles, l’Etat rend un signalé service à ses Maires UMP qui sont aussi ex-ministre de l’aménagement du territoire, députés… Si le coût à la hausse de ce tracé n’arrête pas les décideurs, on ne voit pas comment ce projet va aboutir dans les 10 prochaines années sans ponctionner les collectivités territoriales et les contribuables. De MM Chiotti, Estrosi, Gaudin, Falco à M. Vauzelles, le consensus a fonctionné. Le clivage gauche-droite s’est refermé sur les citoyens au nom du sempiternel « intérêt général ».
►L’ incohérence de ce choix interroge :
- Quid des engagements du Grenelle de l’environnement ?
- Comment concilier la Plaine du Var, espace remarquable, le PNR des Maures et le trajet d’une LGV ?
- Comment régler le goulot d’étranglement de Toulon, entre mer et montagne ?
- Quelles gares aéroports vont être créées ? La Pauline ? La leçon de la gare de l’Arbois n’a jamais été tirée. La proposition du maire de La Seyne est sans doute moins mauvaise mais ne tient pas compte de la portée sociale, environnementale et économique du projet global.
- Si ce trajet veut utiliser les voies existantes, ce ne sera jamais qu’un TER à grande vitesse, ce qui est suffisant pour l’usage que pourront en faire les Provençaux. Car la question des réseaux de proximité reste entière pour eux. Si, au contraire, c’est une voie en site propre, les conséquences humaines et environnementales seront très sensibles.
►Ce qui explique que la mobilisation qui n’a jamais baissé va reprendre encore plus d élan.
L’unique logique de certaines associations (Toulon-Var) et de certains élus (Bouches du Rhône, Var, surtout, et Alpes maritimes a été d’attendre que la décision soit prise. En espérant que leur commune serait épargnée. Cette politique du « pas chez moi, mais chez mon voisin » est la pire des solutions qui a favorisé la division, instrumentalisée par le médiateur Cousquer.
Aujourd’hui, les cartes sont redistribuées. Les élus et les associations vont devoir répondre à ce nouveau dispositif. Aucun projet n’est viable tant que les bilans (environnementaux, sociaux, financiers) ne sont pas mis à plat. La mobilisation ne fait que commencer, elle sera longue. Le financement restera sans doute le facteur important de ce projet (8 milliards avoués ou 20 in fine ?). S’il satisfait aujourd’hui des élus, il risque demain de se heurter à la réalité financière de sa réalisation.
Dans l’immédiat, le refus de tout trajet LGV demeure pour nous la seule réponse cohérente face à l’incertitude d’une autre politique ferroviaire fondée sur la proximité et la réponse à la demande sociale des usagers en Provence. »
Publié dans : LGV - Par Jean-Luc BAUDISSON
